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 Marc TARASKOFF  |  > voir ses oeuvres


Biographie :

Né le 25 décembre 1955 à Boulogne-Billancourt, Marc TARASKOFF fait des études de philosophie, réalise sa première illustration en 1978. Comment êtes-vous passé de l'un à l'autre? « Par ma passion du livre. J'ai été libraire pendant mes études mais j'avais aussi une passion pour la peinture. Alors j'ai eu l'idée de réunir mes passions et ça a donné ce que je suis aujourd'hui. »
 
Marc TARASKOFF Portrait d'un portraitiste
Article p.4 et 5 de la revue Philinfo de Juillet/Août 2000
 
Il y a du rire dans la voix de Marc TARASKOFF.
Le rire d'un homme heureux qui est parvenu à concilier ses passions: le livre et la peinture. Rencontre dans la bonne humeur. 
 
Marc TARASKOFF qui êtes-vous ?
 
Je suis illustrateur, essentiellement pour les couvertures de livres, plus des portraits pour la presse (Le Monde). Je travaille pour les éditeurs en ayant recours à toutes les techniques: le crayon, l'encre, l'aquarelle, l'acrylique, l'huile, sans préférence pour l'une ou pour l'autre. Ma préférence c'est de changer de technique le plus souvent possible pour ne pas m'ennuyer !
 
Quand et comment êtes-vous venu au timbre?
 
En 1995, le S.N.T.P. (Service national des timbres-poste et de la philatélie) cherchait un illustrateur pour une série sur les héros de la littérature policière. Il se trouve que j'avais fait beaucoup de couvertures pour des livres policiers.
 
Qu'est-ce qui vous a plus dans le fait de dessiner des timbres?
 
On peut faire passer tellement de choses dans un si petit espace! Et puis, l'univers des philatélistes est à la fois fascinant et émouvant. Les collectionneurs, tout à leur passion, sont uniques à rencontrer. Dans cette passion il y a une part d'enfance et une part de folie et le fait de les nourrir est formidable. S'ajoute à cela l'idée que des millions d'exemplaires du timbre vont voyager, véhiculant leur message.
 
Vous avez dessiné le timbre pour le J.O. de Sydney, aviez-vous reçu des consignes particulières?
 
Le S.N.T.P. m'avait demandé de créer un timbre original, représentant un sport porteur de médaille olympique et/ou rarement timbrifié.
Le timbre est double grâce à une jolie idée de départ qui est le relais. Cela donne le passage élégant d'un timbre à l'autre. Il fallait aussi prendre en compte des contraintes, telles la place des anneaux olympiques et leur taille.
J'ai travaillé à l'acrylique qui est une peinture à base de plastique aussi solide que la peinture à l'huile.
 
Vous avez aussi réalisé une série sur les grands aventuriers français.
 
Oui. Ce projet a été décidé il y a un an environ. Je venais de réaliser le timbre du français René Caillié, premier européen à avoir mis le pied à Tombouctou, en 1828, en se laissant passer pour un arabe, et à en être revenu vivant !
Comme ce timbre a remporté un vif succès, le S.N.T.P. m'a demandé de faire le portrait de grands aventuriers. Il se trouve que j'en fais beaucoup pour le Monde donc j'ai accepté avec enthousiasme, d'autant que faire une série permet de creuser le sujet. Il m'a fallu choisir un style adapté à l'idée d'aventures, de voyages et j'ai choisi l'aquarelle parce que cela permet de réaliser des illustrations enlevées, légères, avec une impression de croquis qui symbolise bien l'idée d'aventure et d'exploit.
 
Où avez-vous puisé votre inspiration?
 
J'ai travaillé à partir de photos, de recherche sur une masse de documents pour créer des images nouvelles et non pas faire la copie servile d'un modèle existant. Il m'a fallu aussi trouver un équilibre et unifier ces représentations. En effet, ces aventuriers ne sont pas connus à la même échelle, donc il fallait égaliser pour que tous soient mis en valeur de la même manière.
 



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